Allemagne : répression contre la mobilisation anti G8

vendredi 10 août 2007

Depuis mai 2007, plusieurs rafles ont eut lieu suivant 4 procédures d’enquête basées sur le paragraphe 129a [1] à Hambour ,Berlin,Strausberg,et Bad Oldesloe (Allemagne) :

- Le 9mai, sous prétexte de la formation d’une union terroriste ayant pour but de stopper le sommet du G8 (sous divers noms de groupes,18pers.), ainsi qu’à l’affiliation dans une union terroriste (groupe militant,3 pers.,basée sur des attaques qui ont lieu depuis 2001)

- Le 13 juin, sous prétexte de la formation d’une union terroriste( sous divers noms de groupe,par ex. AK origami). Les affirmations concernent 4 incendies volontaires sur des véhicules militaires ou appartenant à une société fabricante d’armes à Glinde (2002), Bad Oldesloe et Berlin (2004 et 2006).

- Lle 31 juillet, sous prétexte de la formation d’une union terroriste (groupe militant,4 pers. en détention ,3 autres recherchées)

Le bureau fédéral a dans la presse plusieurs fois expliqué que les perquisitions tardives ne sont pas en relation avec celles du 9 mai et sont par conséquent hors contexte du G8. Cependant, comme nous l’avons déjà vu dans les investigations et procès relatifs au §129a, ces justifications peuvent être construites sur des connaissance erronées. Ce qui autorise les autorités à rassembler des informations sur le mouvement radical de gauche ou extrême gauche. Dans ce sens, ces recherches contribuent aux procédures d’investigation pour des attaques futures. Des fait qui seraient soit disant liés au G8. Seulement 2% des cas mènent à des condamnations.

Les dossiers d’investigation aux rafles du 9 mai ont à eux seuls ajouté environs 80 000 pages et 200 carnets de notes aux dossiers. Et des douzaines de permissions ont été obtenues pour mettre les téléphones, voitures ou réunions sur écoute.

Une témoin de l’incendie de la voiture de Thomas Straubhaar s’est vue identifier 80 photos au bureau fédéral (section criminalité). Certaines de ces personnes sont accusées d’être à l’initiative de groupes militants contre le G8 2007. Ces reproches sont basés sur des conversations téléphoniques dans lesquelles des membres travailleurs de l’agriculture globale ont parlé d’intensifier la campagne. Les accusés sont suspectés depuis qu’ils ont visité les sites web des compagnies qu’ils critiquent et ont cité leur emplacements géographiques.

Une grande partie des dossiers consistent dans l’analyse d’”écrit compromettants”dont ils comparent la formulation des phrases, ponctuation, erreurs de grammaire ou d’orthographe, ou si il y a des lettres capitales.. ! Ils regardent également où est placée la date, avec ou sans zéro, ou l’utilisation de mots tels que impérialisme ou précarité, les références faites par l’auteur à certaines campagnes ou groupe de gauche, ou comment est épelé dissent !, dissent ou Dissent ..G8 ou G-8..

Les comparaisons sont également faites entre les textes sur les expressions ou la facon d’écrire.

À la fin de chaque analyse, un profil de l’auteur est projeté. De quelle ville il vient, quelle affiliation politique, quel niveau d’éducation, et sa position dans la scène politique. Quelques unes des lettres sont attribuées ensuite à des personnes spécifiques, ”reconnues”. Les données sont compilées sur les colocataires, avec qui ils ont téléphoné, les services internets utilisés, à quelle manifestation les accusés ont été arrêtés, ou encore à quel projet ils travaillent.. Les données n’ont pas de casier exclusifs, au contraire, il apparaît que ces renseignements sont transmis à la demande d’un service à l’autre du bureau fédéral, indépendamment du contexte.

Dans tous les cas les circonstances indiquent que les autorités ont réunis des infos sur les mouvements radicaux de gauche ou anti G8 depuis le début. Des permis de surveillance de la cellule radio dans et autour de Mehringdorf et de l’école HWP ont été donnés pour au moins les 2 premières réunion du réseau dissent ! à Hambour et Berlin. Il est fort probable que les autorités ont espionnées chaque téléphone portable qui avait lien avec le groupe local. La présence d’informateur à la réunion elle même n’est pas surprenante.

Les investigations basées sur la rafle du 9 mai sont fondées sur des constructions aventureuses. C’est essayer de prouver que quelques unes des personnes accusées auraient eut intérêt dans des attaques militantes. Même fréquenter les personnes en question est une base pour la suspicion. Ce qui prouve une fois de plus que nous fesons tous partie du §129a

(GiIn)

Notes

[1] 129a : paragraphe de loi contre la formation d’un groupe terroriste

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