Les Panthères roses

c’est quoi ? comment ça marche ?

mardi 8 mai 2007

Panthères roses, d’où ça vient ?

La nécessité de mettre sur pied un réseau de pédégouines (devenu « gouines, trans et pédés » depuis...) énervéEs par l’ordre moral, le patriarcat, le sexisme, le racisme, le tout sécuritaire et les régressions sociales s’est fait ressentir dans le climat liberticide qui s’est particulièrement renforcé en France, après l’élection présidentielle de 2002. Les différentes actions menées depuis sont consultables dans la rubrique « Ce qui nous agite » du site : www.pantheresroses.org

Qu’est-ce que je peux y faire ? Comment participer ?

Constitué en association depuis mars 2003, le fonctionnement du groupe ne s’en veut pas moins le plus horizontal possible (il n’y a pas de bureau). Ce sont donc les Panthères investiEs à un moment donné qui font vivre le groupe. De ce fait, « être Panthère » signifie se sentir, chacunE à sa façon et pour le temps qu’on veut, partie prenante et solidaire du collectif. ChacunE participe alors à la mesure de ses envies, possibilités, disponibilités. Par exemple :
- rejoindre le groupe ponctuellement aux rendez-vous d’actions ou de manifestations.
- participer à l’élaboration d’actions en participant à la commission correspondante
- participer à la vie de l’association (graphisme, site web, newsletter [1], ...)
- soutenir l’assoce financièrement par le biais de don ou d’adhésion
- faire connaître le groupe / les messages (diffusion de stickers, tee-shirts, tracts,...)

Y a-t-il un positionnement politique « Panthère » ?

Les Panthères roses, c’est un groupe politique identitaire (gouine, trans, pédé) féministe et progressiste, se situant à la gauche de la gauche, dont les moyens d’actions sont entre autres l’action directe non violente, les manifestations de rue et toutes formes de communication permettant de contester et de mettre en évidence les oppressions de genre et de sexualité (tract, affiche, website, théâtre de rue, clip, stickers...). Les panthères analysent ces oppressions comme les conséquences d’un système politique qui entérine la suprématie masculine, hétérosexuelle et l’assignation à son sexe génétique. Par similarité, solidarité et volonté politique, nous tentons de tisser des liens avec d’autres mouvements de résistance pour combattre les autres systèmes de domination (sexisme, racisme, antisémitisme, répression policière, capitalisme, ...). Ces systèmes, bien que différents les uns des autres, s’articulent et se renforcent pour mieux asseoir la domination de l’homme blanc hétérosexuel chrétien en bonne santé... Les positionnements du groupe sont dynamiques et évolutifs : ils constituent un « work in progress » à remettre en cause et à alimenter régulièrement. Ses seules positions publiques sont celles qui s’expriment au cours de ses actions, ou au travers de communiqués de presse, tracts, films et émissions télé ou radio.

Assemblée Publique des Panthères :

Lieu et moment de débats, de réflexions et de prises de décisions collectives. Toute panthère qui le souhaite participe au projet politique commun élaboré en APuPa (Assemblée Publique des Panthères). Celle-ci a lieu tous les lundis à la Maison des associations du 19ème arrondissement (20 rue E. Pailleron), où l’association est domiciliée. Les décisions sont prises en Apupa, par consensus. À cet égard, il est primordial que le plus possible de gentEs présentes s’expriment et se positionnent par rapport au débat en cours... ce qui peut se faire de différentes manières. On peut, par exemple, dire :
- « Je suis d’accord »
- « Je ne suis pas d’accord mais ça ne me dérange pas que les Panthères le fassent »
- « Je ne suis pas d’accord et ça me dérange que les Panthères le fassent »

Élaboration et répartition des tâches

L’ordre du jour est établi et minuté en début d’Apupa par les Panthères présentes à partir des sujets en cours et des suggestions des participantEs à la réunion. UnE présidentE se porte volontaire en début d’Apupa, elle a pour rôle de modérer le débat en gérant les tours de parole et le temps imparti à chaque sujet. Pour prendre la parole, il suffit de lever la main et d’attendre son tour de parole. Une greffière se désigne pour établir le compte-rendu diffusé ensuite sur Elaborons [2]. Des groupes de travail se constituent en commissions pour travailler sur un point précis, et décider de la forme d’action à adopter, selon le cahier des charges fixé par l’Apupa. Les commissions sont ouvertes à touTEs. Après qu’une commission a travaillé sur un sujet, un compte-rendu est fait en Apupa pour décider ensemble des suites à donner.

Les sous

Les ressources financières de l’association sont constituées des dons, adhésions et collecte de fond (vente de tee-shirts, organisation de repas au restaurant associatif « La Rôtisserie »...).

Débarquer aux Panthères

Prendre la parole, trouver sa place dans le groupe n’est pas toujours facile de prime abord... mais persévérez, ça viendra ! N’hésitez pas à exprimer vos idées, doutes, suggestions, critiques, interrogations, en Apupa ou à une panthère qui vous semble avoir le pelage particulièrement doux. Si vous le souhaitez, laissez votre adresse électronique, pour être tenuE au courant des prochains rendez-vous.

Notes

[1] Une lettre d’information (« Roses nouvelles ») est envoyée environ 2 fois par mois aux contacts inscritEs depuis le site www.pantheresroses.org

[2] La mailing liste « Elaborons » est une liste de discussion interne qui permet d’ajuster tout ce qui doit l’être entre deux réunions, de s’échanger des documents. En particulier, c’est là qu’on trouve les relevés de décisions et comptes-rendus de réunions. On y reçoit environ 5 messages par jour en moyenne.

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